Press article about Vuichard SAS, micromachining specialist and pioneers of electro-discharge machining since 1967

Microns et Nano d’Or : l’innovation récompensée

Les microns et Nano d’Or récompensent des réalisations micro et nanotechnologiques innovantes présentées pour la première fois dans le cadre du salon Micronora.

Les microns et Nano d’Or sont ouverts aux exposants directs et indirects inscrits au catalogue officiel. Le jury des Microns et Nano d’Or est constitué d’industriels et de chercheurs actifs dans le domaine des microtechniques.

Six classes respectent la grande diversité de la filière :

  • Composants microtechniques
  • Appareils et sous-ensembles intégrant des composants microtechniques
  • Outillages et instruments de production microtechniques (outils de découpage, de moulage, formage, instruments de contrôle…)
  • Machines-outils et machines de production microtechniques, automatismes, accessoires
  • Démonstrateurs et prototypes micro et nanosystèmes réservés aux laboratoires, centres techniques, et bureaux d’études
  • Produits intégrant des solutions nanotechnologiques

Source : Micronora https://www.micronora.com/microns-or-innovation_fr.html

Outillages et instruments de production microtechniques

VUICHARD MICHEL
Micron d’or

pour la réalisation d’une empreinte en laiton de 10 x 10 mm avec un motif sinusoïdal d’amplitude 2.5µ et de pas 10µ, réalisée sur centre d’usinage grâce à l’utilisation d’un outil de 1µ de diamètre, un pas de 0.5µ et un savoir-faire inégalé.
Les lauréats Micron et Nano d’OR 2018 : https://www.micronora.com/laureats-2018_fr.html

Entre Micros d’or et Nano d’or – Est Republicain Septembre 2018

Les microns d’or ont été remis à cinq lauréats. Photo Arnaud Castagné Read more

Les pièces invisibles fabriquées par Vuichard

Dingy-en-Vuache (Haute-Savoie). L’implant médical (en photo ci-jointe) a été usiné en électroérosion par la société Vuichard, avec du fil de 0,03 mm de diamètre. On peut à peine le voir à l’œil nu. Cette photo a 5 ans. Deux ans plus tard, il a été usiné à une échelle 2/3 avec du fil de 0,02 mm. Ce qui le rend encore moins visible. A l’heure actuelle, sa taille a été diminuée de moitié, grâce à la microdécoupe laser, ce qui lui confère du coup un aspect quasiment invisible à l’œil nu.

La société haut savoyarde est spécialiste des micro-usinages en électroérosion depuis 50 ans. Elle propose également des prestations de sous-traitance en microdécoupe laser pour des pièces visibles ou invisibles.
En réalité, la plupart des micro-usinages réalisés chez Vuichard sont faites sur des pièces bien visibles, mais qui possèdent des parties, dont les usinages sont infiniment petits et précis.

Pour le concours du Micron d’or, l’entreprise Vuichard a présenté une microempreinte de moule, dont la surface semble plate à l’œil mais qui est en réalité une microstructure sinusoïdale fraisée avec un outil, dont la pointe fait moins de 1 micron de rayon. Les fraiseurs savent qu’il est très délicat de fraiser avec un outil de diamètre 0,1 mm. Mais utiliser un outil 100 fois plus petit relève de l’exploit. A découvrir avec une très, très bonne loupe.

Source : Machines Production N°1057 page 19 : http://www.machinesproduction.fr/article/Vuichard-Michel-Sas-A3521-Les-pieces-invisibles-fabriquees-par-vuichard.html

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La mécanique voit toujours plus petit – Usine Nouvelle Sept. 18

Elle est invisible à l’œil nu, tient sur un cheveu. La plus petite maison au monde a été dévoilée en mai par l’institut de recherche Femto-ST, à Besançon (Doubs). Elle a été construite grâce à une plate-forme technologique unique en Europe, composée de nanorobots capables de travailler avec une précision de 10 nanomètres. Bienvenue dans la mécanique de l’infiniment petit. Cette percée est révélatrice : la miniaturisation des pièces mécaniques, démarrée avec la réduction en taille d’objets comme les téléphones et les moteurs, va toujours plus loin. Aujourd’hui, le premier secteur à tirer cette tendance est le médical. Pinces, préhenseurs, endoscopes, implants… Pour réduire les risques infectieux, les objets insérés dans le corps sont miniaturisés et la chirurgie devient mini-invasive, faite sans ouvrir le corps, mais en passant par des conduits très petits.

La neuroradiologie interventionnelle, qui traite les pathologies du cerveau (anévrismes, accidents vasculaires cérébraux), utilise par exemple de longs cathéters pour faire passer, via l’artère fémorale, une prothèse vasculaire, appelée stent, qui va se déployer dans l’artère cérébrale. En mai, le français Balt a commercialisé l’un des plus petits stents au monde, capable de s’introduire dans un cathéter de 0,43 millimètre de diamètre. “Ce stent est fabriqué avec un fil de 25 microns de diamètre, deux fois plus fin que les précédents, explique Nicolas Plowiecki, président de cette PME de Montmorency (Val-d’Oise). La difficulté a été de réduire la taille de l’outillage de nos machines, fabriquées en interne. Pour cela, nous avons appris à travailler la céramique, plus résistante que l’acier traité, et les techniques d’usinage sans contact comme l’électroérosion et l’usinage laser.” Des techniques difficiles à maîtriser. “Pour réaliser des stents plus petits encore, nous devons mieux maîtriser l’usinage sans contact”, admet Nicolas Plowiecki.

Gravure sur silicium

Autre pièce emblématique de la miniaturisation dans le médical : le stimulateur cardiaque. Le plus courant sur le marché est aujourd’hui semblable à un sachet de thé. Le plus petit a la forme d’une gélule longue de 25,9 millimètres pour 6,7 d’épaisseur. Il s’agit du stimulateur Micra, commercialisé par l’américain Medtronic en 2015. “L’opération la plus délicate dans la fabrication de cet appareil est la soudure, détaille Dominique Piguet, responsable de l’industrialisation des produits au sein de l’usine qui fabrique le Micra, implantée en Suisse pour bénéficier des savoir-faire de l’horlogerie helvète. Pour la réaliser, nous avons développé un ­mini-robot ­manipulateur plus précis dans son placement qu’un opérateur et appris à utiliser une technologie laser de soudure sur le titane.” Un défi technologique tel que l’entreprise a travaillé avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne pour comprendre ce qui se passe au moment où le titane fond.

Dominique Piguet en est convaincu, la miniaturisation des dispositifs médicaux va continuer car elle améliore le confort du patient. Ce qui nécessitera, selon lui, de s’ouvrir à une nouvelle technologie, la photolithogravure sur disque de silicium (aussi appelé wafer). Ce procédé, utilisé dans l’électronique pour la fabrication des circuits, consiste à retirer par attaque chimique de la matière à certains endroits de la surface du wafer en utilisant des masques – l’équivalent de pochoirs – pour obtenir les motifs désirés. “Les technologies actuelles ne permettent pas de réduire la taille des batteries de nos stimulateurs, pointe Dominique Piguet. Si demain nous réussissons à les fabriquer en silicium, nous pourrons descendre à des échelles dix fois plus petites.”

Philippe Vuichard, le patron de la PME familiale éponyme, est plus réservé. “La fabrication sur wafer offre des possibilités extraordinaires, mais elle est liée au silicium et limitée en termes de caractéristiques mécaniques et de formes obtenues”, précise-t-il. C’est d’ailleurs parce qu’elle n’était pas satisfaite des prototypes réalisés sur wafer que l’université de Valenciennes s’est tournée vers Vuichard pour la fabrication d’un micromoule, à la surface lisse en apparence, mais en réalité sinusoïdale. La société a réussi à fabriquer ce moule par microfraisage, grâce à un outil à la pointe de moins de 1 micron de diamètre et au pas d’usinage de 0,5 micron. Autre technique en cours de maturation, la fabrication additive métallique. “Parce qu’elle repose sur le dépôt de matière, l’impression 3D métallique est intéressante pour fabriquer des pièces maillées plus petites et pour compacter des pièces autrement réalisées par assemblage, souligne François Niarfeix, chargé du développement des roulements capteurs chez SKF. Elle nous sert à fabriquer des outillages et à réaliser des prototypes.”

Des outils minuscules pour manipuler le minuscule

Le groupe suédois a miniaturisé ses bielles d’avion et ses roulements, dont le plus petit fait 600 microns de diamètre. “Dans les moteurs, par exemple, des roulements très petits permettent d’avoir plus de place pour le bobinage, donc plus de puissance pour un même encombrement, indique François Niarfeix. Aujourd’hui, les constructeurs veulent inclure plus de fonctionnalités dans leurs objets sans en augmenter le volume, ce qui tend à réduire la taille des composants électroniques et des pièces mécaniques qui y sont couplées.” Une tendance forte dans les voitures, les avions, les machines-outils, autant de produits où se retrouvent les roulements capteurs de SKF.

La miniaturisation des composants mécaniques devrait continuer. À condition que les outils existent. Car pour manipuler des objets minuscules, il faut créer des outils minuscules ! C’est pour répondre à ce besoin que la start-up Percipio Robotics crée des microrobots capables de travailler sur des objets de la taille d’un cil de bébé. “Aujourd’hui, les objets minuscules sont manipulés à la pince brucelles sous microscope, un procédé qui a ses limites, explique David Hériban, le fondateur de cette spin-off du Femto-ST créée en 2011. Parce qu’ils permettent de manipuler des objets encore plus petits, nos outils vont lever l’une des limites actuelles à la miniaturisation.” Les doigts des pinces de Percipio mesurent quelques dizaines de microns. Mais avec quels outils fabriquer ces pinces ? La gravure sur silicium s’impose. La miniaturisation est un phénomène qui s’autoalimente.

Source : Usine Nouvelle, 09/09/18, https://www.usinenouvelle.com/editorial/la-mecanique-voit-toujours-plus-petit.N736344

High precision Laser micro-cutting watchmaking

Le laser à même de concurrencer l’électro-érosion à fil

Avec un savoir-faire historiquement axé sur des travaux d’électro-érosion à fil ou par enfonçage, l’entreprise Vuichard de Dingy-en-Vuache a livré durant des décennies des pièces de toutes tailles. Des investissements conséquents dans l’outil de production lui permettent depuis quelques années de toucher de plus en plus au très petit, au point de devenir un fournisseur de premier plan en micro composants pour divers types d’industries.

Les activités traditionnelles d’électro-érosion à fil qui ont fait la renommée de l’entreprise occupent une bonne place dans les ateliers. Plusieurs machines d’érosion par enfonçage, utilisées notamment pour l’usinage d’aubes de turbines sont également à l’œuvre. Le parc machines comprend aussi trois machines Sarix pour la réalisation de petits trous, des machines sur lesquelles l’entreprise a ajouté des électrodes de forme de fabrication interne. Ces électrodes, d’une largeur d’à peine 10 μ, permettent d’obtenir des étincelles d’une excellente qualité qui contribuent à la précision requise. Cette astuce maison permet d’aller beaucoup plus loin que la plupart des concurrents. Le centre de fraisage à 60’000 t./min avec déplacement dynamique utilisé pour la fabrication des électrodes sert également pour des opérations de finition minutieuses sur des formes en 3D ou pour l’usinage de tous les aciers trempés en mode fraisage dur.

A côté de ses activités sur des machines conventionnelles, l’entreprise a de plus en plus fréquemment recours à l’usinage laser pour lequel elle s’est équipée il y a quatre ans. Philippe Vuichard,
directeur : «Nous avions le sentiment de devoir nous lancer dans cette technologie mais sans pour autant pouvoir quantifier le potentiel. Ce genre d’investissements se font souvent avec une vision à long terme et il faut du recul pour en tirer des conclusions. La nôtre est claire, nous avons fait le bon choix».

Les points forts de l’usinage par laser

L’usinage laser offre une grande souplesse. Alors que la mise en train d’une machine d’usinage à fil peut s’avérer lourde, l’utilisation du laser permet d’être beaucoup plus réactif. Un exemple: la machine de découpe laser permet de percer les trous de départ pour ensuite directement passer à la découpe, contrairement à l’érosion à fil. « Il faut peu de temps entre l’idée et la réalisation. C’est donc un procédé idéal pour les prototypes ou les pièces unitaires dans des épaisseurs n’allant pas au-delà de 0,3 mm», nous dit Philippe Vuichard.

La machine est équipée d’une colonne d’eau parfaitement lisse d’un diamètre de 34 μ dans laquelle passe le laser. Au contact de la source de lumière, le métal passe à l’état gazeux et est évacué par l’eau. Il n’a ainsi pas le temps de se reformer et de créer des bavures. Les états de surface sont similaires voire meilleurs que ceux obtenus par électro-érosion à fil (Ra 0,2). Grâce au système de coupe froide, il n’y a aucun risque de déformation ou d’effet de recuit, même sur des pièces longues et fines. Cette machine permet également une découpe parfaitement verticale qui rend possible le calibrage de trous cylindriques à quelques microns. Alors que l’usinage à fil laisse une attache qui nécessite une opération de reprise pour être éliminée, la découpe au laser ne laisse qu’une microscopique attache de l’ordre de 15 μ, totalement invisible dans un angle.

Pour tous types de matières

L’usinage dans des matériaux exotiques n’effraie pas la société Vuichard. « C’est même une partie de notre fond de commerce», déclare le directeur. « N’oublions pas que notre savoir-faire de base est l’électro-érosion par enfonçage sur des diamants polycristallins notamment. Aujourd’hui, nous avons régulièrement des demandes pour des opérations dans du molybdène, du tungstène, du rhénium, du tantale, de l’irridium ainsi que dans des céramiques conductrices et des cristaux métalliques».

Contrôle sur mesure des pièces

La qualité de la découpe est contrôlée grâce à un modèle de microscope Marcel Aubert spécialement conçu pour l’entreprise. La particularité de cet appareil est la présence d’un deuxième microscope fixé sur la gauche du bras central et qui offre une petite profondeur de champ (400x, 800x, 1200x et 2000x). Ce dispositif permet ainsi de se focaliser avec précision sur une partie de la pièce et de ne pas avoir une vision polluée par une trop grande profondeur de champ.

Source : Eurotec N°419, https://eurotec-online.com/wp-content/uploads/2018/09/ET419_site.pdf

Fêter Son Cinquantenaire A l’EPHJ-EPMT-SMT

A Genève du 20 au 23 juin 2017 s’est ouvert le 16• EPHJ-EPMT-SMT, la plus grande manifestation annuelle professionnelle de Suisse. Un salon «place des affaires» à nul autre pareil et au succès croissant.

Fidèle au salon depuis 2011. l’entreprise familiale Vuichard Michel SAS y célèbrera. en juin 2017, ses 50 ans. Ce fleuron de la haute précision, des géométries complexes et surtout des micro-usinages a choisi d’exposer dans le secteur de l’EPMT. à savoir celui réservé à l’environnement professionnel de l’ensemble des microtechniques, à l’innovation technologique et à la haute précision. Elle marque ainsi son intention d’acquérir encore plus de clients dans les domaines voisins de l’horlogerie puisque, notamment via sa filiale genevoise Nano Cut qui revend exclusivement des produits horlogers, elle performe déjà pleinement dans ce secteur.
«LEPHJ-EPMT-SMT nous permet de voir nos clients,
souvent lointains, qui n’ont pas le temps de se déplacer le reste de l’année, de leur présenter nos nouveautés et de  leur rappeler la diversité de nos activités», détaille Philippe Vuichard. Il confesse, et c’est certainement l’un des secrets de la durée de vie de cette société et de sa réputation, que son approche est souvent celle de la complémentarité  avec ceux qui sont dans la mécanique de précision.

Complémentarité et plus si entente

Le salon EPHJ-EPMT-SMT confirme. par son succès, son taux d’affluence et le nombre de ses exposants, qu’il reste le rendez vous incontournable de l’industrie de la haute précision. Un monde qui se situe toujours en amont voire en aval du produit fini, et qui englobe les domaines de l’horlogerie-joaillerie, des micro-technologies ou des medtech. Car il se trouve que ces secteurs sont en parenté: leurs parcs machine se prêtent aux opérations pluridisciplinaires, les transferts de technologie
y sont fréquents, les compétences spécifiques à chaque branche ne cessent de s’enrichir de la présence des autres.

Une indépendance qui tutoie le micron

Sur le stand de Vuichard Michel SAS, et il ne sera pas le seul, il y aura donc quelques coupes de champagne à partager. On ne célèbre pas tous les jours son demi-siècle. Sise en France voisine, cette PME a été créée par Michel Vuichard en juin 1967, père de l’actuel dirigeant. Il disposait d’une solide expérience acquise au département recherche et développement de la mythique Charmilles Technologies. S’en suit une incroyable épopée faite d’adaptations aux progrès technologiques, d’adaptation des machines et des prestations à des applications particulières. Vuichard Michel SAS devient une référence pour l’usinage de formes complexes et de matériaux hors normes, tels que le rhénium, le tantale, le molybdène, le hafnium, la céramique, l’iridium, le tungstène, le germanium, le silicium, l’or ou le platine … Puis, peu à peu, les clients se dotent d’un secteur usinage et s’équipent progressivement des machines électroérosion. «Cela nous a poussé à nous retrancher dans la haute précision, les géométries complexes et surtout les micro-usinages», explique Philippe Vuichard, l’actuel directeur depuis une vingtaine d’années. Ce diplômé de l’école d’ingénieurs de Genève (section mécanique), qui a complété sa formation à Grenoble par un diplôme de gestion d’entreprise, précise: «A l’heure actuelle, nous avons un savoir-faire unique dans des usinages invisibles à l’œil, voire invisibles à la loupe. En électroérosion d’enfonçage, nous réalisons des usinages très largement plus petits que le premier de nos concurrents puisque nous arrivons à fraiser des électrodes de 10 µm et à faire des empreintes de 20 µm de largeur». Les
spécialistes apprécieront! Et d’ajouter: «En électroérosion fil. nous utilisons régulièrement le fil de 0 30 µm et celui de 0 20 µm. Puis, en micro-perçage et en électroérosion, nous pouvons faire des trous à partir de 0 25µm.»

Adaptation Pascal Claivaz
Source : Le Quotidien du Salon EPHJ Juin 2017

50 ans de micro-usinage pour Vuichard

50 ans de micro-usinage pour Vuichard-machines-production

Juin 2017 correspond précisément, pendant ce salon de Genève, au jubilé de l’entreprise. La société y présente ses savoir-faire en électroérosion d’enfonçage et à fil, en microperçage, microdécoupe laser et microfraisage 5 axes.

Bien souvent les formes et les pièces usinables qui peuvent atteindre des dimensions inférieures à 30 µm sont quasi-invisibles à l’œil nu ! Le fabricant réalise des électrodes de 10 µm de largeur et des empreintes de 20 µm ; usine en électroérosion avec du fil de 20 µm ; fait des trous de 18 µm ; des fentes de 34 µm et usine en 5 axes continus avec des fraises de 20 µm de diamètre.

Tous ces atouts n’intéressent pas seulement l’industrie horlogère, mais aussi le médical, l’aérospatiale, les outillages industriels, les centres de recherche, et bien d’autres également très friands de microcomposants ou de microformes. L’entreprise s’est aussi forgée une solide réputation dans le travail de matériaux hors normes : molybdène, tungstène, céramique, tantale, iridium, rhénium, hafnium, or, platine, niobium, titane, magnésium, silicium, l’invar, kovar, inconel, hastelloy, etc.

Ces usinages peuvent s’accompagner de polissages de haute précision, afin de respecter des planéités, des galbes et des arrêtes parfaites. Pour garantir la précision de ses pièces, Vuichard possède une multitude de moyens de contrôle. Pour les micro-usinages, le contrôle optique est le plus utilisé. L’entreprise s’est équipée récemment d’un microscope de mesure muni de différents modes de profondeur de champ, dont le grossissement va jusqu’à 2 000x.

Source : Magazine MACHINE PRODUCTION N°1035

Micro découpe laser pour composants de mouvements

Vuichard SAS de Dingy-en-Vuache (Haute-Savoie) est une entreprise familiale spécialisée dans le micro usinage par électro-érosion et le micro-fraisage 5 axes. Fondée en 1967, elle déploie ses activités dans des secteurs aussi variés que le médical, l’horlogerie, l’aérospacial, l’automobile, l’armement, la mécanique ou l’électronique. En 2014, elle a décidé d’élargir son champ d’activités et a investi de manière conséquente dans une installation de micro découpe laser destinée aux composants de mouvement, répondant ainsi aux exigences de haute précision souhaitées par ses clients.

La technologie laser a beaucoup évolué ces dernières années et les perspectives qu’elle offre ainsi que les résultats qu’elle permet d’obtenir ont poussé Philippe Vuichard, directeur de l’entreprise, à miser sur ce nouveau procédé.

Après les douze premiers mois passés à déterminer précisement tous les paramètres, l’installation tourne à plein régime depuis maintenant une année. Au vu des résultats, cette activité sera encore développée dans le futur.

Nouveaux champs d’applications

Les avantages sont nombreux, comme nous le confirme Philippe Vuichard: «Notre installation permet une coupe froide évitant ainsi toute déformation, y-compris pour de longues pièces fines. En terme de cotes et d’états de surfaces, les résultats sont meilleurs que ceux obtenus par procédé d’électro-érosion à fil». Cette machine permet également une découpe parfaitement verticale rendant possible le calibrage de trous cylindriques à quelques microns. Avec des fentes standard de 37 microns et la possibilité de descendre à 27 microns, ce procédé est parfaitement adapté aux micro applications et micro composants.

La micro découpe laser permet d’éviter l’utilisation des fils de Ø 0.03 pour faire des rayons de 0.02 et offre une souplesse et une rapidité sans comparaison. Contrairement à l’électroérosion à fil, la machine de micro découpe laser perce les trous de départ et procure ainsi un gain de temps important.

Cette technique est donc particulièrement intéressante pour les prototypes ou les pièces unitaires. «Le laser offre une réactivité à nul autre pareille et il faut très peu de temps entre l’idée et la réalisation» constate Philippe Vuichard.

La production de séries plus importantes n’est pas pour autant laissée de côté. En effet, la table de la machine a une capacité de 300 x 300, ce qui permet une grande autonomie pour la découpe de micro composants. Assurant

une qualité de découpe de type femto mais avec une vitesse d’ablation beaucoup plus importante, cette installation de micro découpe influence de manière sensible le prix des pièces ainsi que les délais. Aussi à l’aise dans

l’usinage de l’or, de l’argent ou des métaux cuivreux, cette machine laser présente de plus l’avantage de ne laisser qu’une attache de l’ordre de 15μ x 15μ, invisible dans un angle.

«Avant l’utilisation du laser, notre société était davantage axée sur la fabrication d’outillage horloger. Cette technologie nous permet aujourd’hui de jouer un rôle très actif sur le marché des composants», se réjouit Philippe Vuichard.

Une fois découpées, les pièces sont scrupuleusement contrôlées. Pour cette importante étape, l’entreprise a acquis un microscope numérisé qui assure le scanning des profils des pièces en série. Egalement équipé de micro palpeurs fibre de Ø 0,1, cet appareil permet de procéder sans effort à des contrôles par palpage mécanique.

Activités traditionnelles

Parallèlement à l’utilisation de cette nouvelle technologie, Vuichard SAS poursuit les activités d’électro-érosion à fil qui l’ont fait connaître dans le domaine des composants horlogers.

L’atelier dispose également de plusieurs machines d’érosion par enfonçage 4 axes, utilisées par exemple pour l’usinage d’aubes de turbines. Trois machines Sarix destinées à faire de petits trous s’ajoutent au parc machines. Particularité de ces machines, l’entreprise leur a adjoint des électrodes de forme. La qualité des étincelles ainsi obtenues est excellente et contribue de manière significative à la précision requise. Les électrodes utilisées (parfois de 10μ de largeur à peine) sont fabriquées en interne sur un centre de fraisage à 60’000 t./min. La précision du fraisage est de l’ordre de 0,6μ et les déplacement se font au 10è de micron grâce au logiciel Open Mind, ce qui rend cette technique particulièrement intéressante pour le fraisage de galbes, notamment pour les applications optiques. Ce centre d’usinage est également utilisé pour des opérations de finition de pièces demandant un travail minutieux (pour des formes en 3D par exemple) ou pour l’usinage de tous les aciers trempés, en mode fraisage dur. «La fabrication d’électrodes est un métier difficile et c’est l’une de nos forces», déclare Philippe Vuichard.

La maîtrise dont fait preuve l’entreprise depuis bientôt cinquante ans lui permet aussi d’usiner régulièrement des matériaux particuliers, tels que des Inconel, Hastelloy, Rhénimun, Chrome cobalt, titane, Nitinol, Tantal, molybdène, carbure de silicium, nitrure de titane, diamant polycristallin et silicium. Cette dernière matière a d’ailleurs été utilisée pour la réalisation d’une carrure de montre.

Depuis 2014, Vuichard SAS possède une fililale de vente à Onex (Suisse), Nano Cut Sàrl.

Bulletin d’informations N°1223.

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Nano Cut Sarl (Suisse), sous-traitance micro-usinage et micro découpe laser

Vuichard, partenaire de très haute horlogerie, le défi de l’impossible

Composé de 590 pièces, le mouvement de cette montre a demandé plus de 2400 heures de travail.

Pour la réalisation du boîtier, de la lunette et du fond arrière, une vingtaine de techniques d’usinage ont été testées afin de les façonner dans un cristal de silicium massif. Seul ce spécialiste haut savoyard de l’électroérosion de l’impossible a su relever le défi.

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Micro-découpe laser, un procédé rapide et sans bavure

Les sociétés Vuichard SAS et Nano Cut SARL sont spécialisées dans le micro-usinage par électro-érosion et le micro-fraisage 5 axes.

Face à un besoin quotidien de haute précision, leur maison-mère vient de s’équiper d’une machine de micro-découpe laser. Ce laser dédié à la sous-traitance assure une découpe parfaitement verticale. Il permet d’obtenir un écart moyen de rugosité Ra de 0,28 sur la tranche coupée, et ce pour tous les métaux

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